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La relation qui s'établit entre un gaiteiro et son instrument, est très spéciale et personnelle. Voici quelques-unes des sensations ressenties avec des gaitas de l'Obradoiro de Gaitas Seivane, par les gaiteiros dont nous vous offrons les témoignages à la suite.

Instruments incomparables, aspects magnifiques, succès et satisfactions, sonorité et surtout leurs qualités timbriques capables d'accorder avec n'importe quel autre instrument musical, «je n'ai jamais eu de problème», qualité sonore et d'accordement très bonne, un son incomparable, équilibre sonore entre le chalumeau et les bourdons, douceur seulement comparable avec celle de l'amour, qualité timbrique émouvante.


Gonzalo Abelairas

Depuis mon premier contact avec la musique traditionnelle, dans la Salle de Musique Traditionnelle «Gomes Mouro» d'Ourense, j'ai le son d'une Gaita en buis gravé dans la mémoire; elle appartenait à l'un de mes professeurs de gaita, aujourd'hui compagnon de quatuor. Cette gaita, une gaita Seivane en buis et son timbre, m'ont marqué lors de la recherche d'une sonorité dans mon instrument.

Les gaitas SEIVANE apportent beaucoup au gaiteiro ou interprète d'aujourd'hui, alors que la gaita prend des voies multiples, que ce soit dans les différentes formations, solistes, quatuors…, dans l'interprétation de musique de chambre avec des ensembles d'instruments dits «cultes», ou l'interprétation de morceaux dans de nouveaux répertoires plus contemporains. Dans tous ces cas, on a besoin d'un instrument versatile, capable de s'adapter aux différents doigtés pour obtenir la stabilité et la précision, dont le perfectionnement est atteint par ces instruments.

En tant que gaiteiro soliste, j'adore jouer avec plusieurs bourdons et expérimenter différentes tonalités. Grace au travail d'investigation qui a été fait pour ces gaitas, on obtient des accords et une stabilité exceptionnels, tout en faisant ressortir la qualité du timbre et la douceur du son.

Je veux remercier la famille Seivane, d'abord sur le plan personnel, puisque depuis que je les connais, leur relation envers moi a été impressionnante et merci sur le plan musical, pour avoir apporté ces instruments, pour continuer à évoluer et résoudre les inquiétudes et exigences des gaiteiros.

Pour tout cela, merci beaucoup!


Dani Bellón

Quand on a 11 ans, on ne se rend pas compte de la valeur des choses même si celles-ci en ont. Ceci fut mon cas, quand je suis allé chercher ma première gaita, une après-midi de mars 1996.

Avec le temps, j'ai compris ce que j'avais réellement dans les mains. Tout de suite, j'ai compris que la gaita était faite d'autre chose que de bois, ceci se ressentait à ce son caractéristique. On ne se préoccupe plus seulement de jouer un morceau. Dans mon cas, ceci comprenait la technique mais surtout une façon stricte d'accordement.

Grâce à des personnes comme les Seivane et à leur vocation pour la gaita, toutes les inquiétudes des gaiteiros disparaissent.


David Bellas García

Tout a commencé en 1995, j'avais alors décidé de m'inscrire dans un groupe de joueur de gaitas qu'il y avait à O Barqueiro, avec le professeur Xan Barcón. Il m'a transmis la passion pour cet instrument et tout ce qui entoure le métier de gaiteiro. Il m'a parlé d'une famille (les Seivane) et, dès ce moment là, ma vocation pour cet instrument s'agrandit de plus en plus.

Je me souviens comme si c'était hier quand j'ai reçu cette gaita en grenadille en Do. J'ai fini par découvrir tout ce que la gaita Seivane a dans son intérieur: mis à part une qualité sonore et un accordement excellents, ce son des terres, ce goût hérité des anciens gaiteiros de génération en génération. Ce n'est pas seulement un instrument musical, mais c'est aussi une boîte à souvenirs et une page blanche que chacun d'entre nous a l'obligation d'écrire.

Un autre moment que je n'oublierais jamais, c'est le jour où je suis allé à l'atelier et j'ai connu le clan Seivane. Quel trac quand ils m'ont dit "Joue donc quelque chose, mon garçon". Encore aujourd'hui, j'en ai les jambes qui tremblent. Depuis ce jour là, à chaque fois que j'y retourne, ils me donnent l'opportunité de jouer quelques morceaux, je suis fier.

Jusqu'à présent, dans mon expérience, jamais je n'ai eu de problème avec une gaita Seivane, ni dans les fêtes, ni dans les auditoires ou les salles de concert, ni en jouant au côté d'un tambourin en peau, d'un piano ou d'une guitare électrique. Il me complait de voir l'évolution, en peu de temps, de cet instrument. Sur le terrain de la qualité de construction, elle se doit en bonne partie à la famille Seivane.

Aujourd'hui, j'ai une gaita en Do, Ré e Si b en grenadille et une autre en buis. Elles fonctionnent merveilleusement et elles donnent une touche spéciale à n'importe quels morceaux qui puissent être joués avec une gaita, aussi bien les plus traditionnels comme ceux plus contemporains.

Pour finir, j'aimerais retourner à une pensée que j'ai, tous les matins, quand je me lève et je pars m'entraîner. C'est une phrase que j'ai entendu dire par Monsieur Xosé Seivane: «Un jour la gaita a parlé et elle a dit: nettoie-moi et accorde-moi bien à la maison. Alors, tu ne seras pas déçu en public»

Merci pour vos gaitas et pour être comme vous êtes tous: Xosé, Álvaro, Xosé fils et Susana, ainsi que tous les gens qui travaillent pour que ce son des gaitas Seivane ne disparaisse pa.


Pablo Carpintero

Depuis de nombreuses années, il existait dans chaque zone un ou plusieurs artisans qui construisaient des gaitas de poche suivant les coutumes propres à chaque lieu. Les différences entre zones sont variables: prédominance d'un ton déterminé, gammes propres, les tournures caractéristiques et surtout les différents timbres. A ce sujet-là, les différences de timbre entre artisans se voyaient renforcées parce que chaque gaiteiro avait ses propres anches avec lesquelles il obtenait un timbre qui lui était agréable. Dans la tradition musicale galicienne, le gaiteiro a toujours été un musicien soliste, dans le premier tiers du XXème siècle, les gaiteiros de Soutelo de Montes ont mis à la mode les groupes dans lesquels deux gaitas jouaient ensemble.

Ce fait suppose un point d'inflexion important car maintenant les gaitas de poche doivent pouvoir jouer et s'accorder ensemble. Ce changement dans le chemin à suivre de notre folklore a affecté principalement les groupes de musiciens des centres urbains, étant donné que, dans la Galice profonde, les gaiteiros ont maintenu la formation de soliste ou de quartets traditionnels (gaita de poche avec une clarinette, une caisse et un tambourin traditionnel). Le fait de jouer en duo a représenté un défit important pour les artisans; tout d'un coup ils se virent dans le besoin d'égaler le timbre et l'accordement de leurs gaitas, pour cela on a standardisé les anches et les tons, on a amplifié le spectre des tons et on a commercé à produire des Gaitas jamais vues en Galice.

Au front de ce mouvement s'impose un artisan, Monsieur Xosé Seivane et ses fils Álvaro et Xosé Manuel, qui se sont basés sur des modèles traditionnels de la zone de Riotorto, desquels ils conservent toujours leurs propres tournures, ils ont obtenu un modèle de gaita de poche qui s'adapte parfaitement à ces nouveaux besoins des gaiteiros. Grâce à cet atelier, les gaiteiros disposent aujourd'hui d'un instrument capable de s'accorder avec n'importe quel autre instrument musical, avec un timbre et une gamme non loin de la traditionnelle (on pense que les gammes traditionnelles étaient assez éloignées du tempérament et sa maintenance ne permettait pas son utilisation comme instruments tempérés) et d'une qualité constructive difficile à égaler. Les gaitas de l'atelier Seivane démontrent une bonne flexibilité et sont faciles à manier et à accorder et leur tessiture permet d'exécuter des morceaux de n'importe quel lieu de Galice.

En dépit de mon obsession pour la récupération du son des anciennes gaitas de poche de Galice, parmi mes anciennes gaitas, j'en ai trois élaborées par Xosé Seivane. Les anciennes gaitas ne permettent pas de jouer en groupe et je pense que cela est bon pour tous les gaiteiros, parce que c'est une partie importante de notre folklore. Mais je voudrais aussi être clair, les gaitas modernes DOIVENT cohabiter avec les vieux modèles de gaitas parce qu'en elles réside l'essence de notre son traditionnel.


Nando Casal, gaiteiro de Milladoiro

Quand on parle de resurgissement de la musique traditionnelle galicienne, on fait souvent retomber le seul mérite sur les interprètes, en oubliant l'importance de l'intendance, des artisans. Sans leur travail, qui su être à la hauteur en perfectionnant chaque fois plus les instruments, surtout la gaita, un tel resurgissement ne serait pas possible. Si, ici en Galice, il y a un atelier de gaitas à qui on doit reconnaître son labeur, c'est celui de la saga Seivane.

Léonard de Vinci, un artiste génial de la Renaissance disait: «Il n'y a pas d'Art là où l'esprit ne travaille pas avec la main» Je pense que la citation est appropriée pour définir en une courte phrase le travail fait par ces magnifiques artisans, les Seivane. Les gaitas faites par leurs mains sont d'authentiques œuvres d'Art. Par leur sonorité, elles se convertissent en instruments adéquats pour que les gaiteiros puissent transmettre l'âme et l'esprit de notre peuple à travers ce langage universel qu'est la musique.

Visiter l'Obradoiro de Gaitas Seivane est toujours un vrai plaisir. On peut profiter d'une conversation du vieux et sage artisan Xosé, suivi du posé et de l'aplomb de la voix de ses fils pour finir par une interprétation pleine de délicatesse et virtuosité de la petite-fille gaitera Susana.


Alberto Coya

Je tiens à exprimer ma reconnaissance à l'Obradoiro Seivane puisque, produit de sa passion pour la gaita, il parvient à combiner le passé, le présent et l'avenir d'un instrument qui signifie plus que ça… c'est l'essence musicale d'une culture, d'un peuple.

Trois générations engagées avec la tradition, mais aussi alliées à l'évolution nécessaire et l'amélioration constante. C'est de cette manière que l'Obradoiro offre une large gamme d'instruments professionnels complétés par une une série d'accessoires qui optimisent les performances et permet de personnaliser et de créer des pièces uniques.

Sans aucun doute, les gaitas Seivane sont l'un des meilleurs choix possibles, tant pour les artistes consacrés que pour ceux qui commencent leur chemin.


Pablo Devigo

Qu'est-ce que Seivane m'apporte? À la suite de la vision éclectique dans la élaboration de l'instrument, émerge une des pierres angulaires que l'Obradoiro montre: la précision. Cela est vrai dans tous les aspects du processus depuis le début, lorsque le bois est ramassé, jusqu'à la finition parfaite. Pour moi comme interprète, c'est un élément indispensable.

Cette précision a un impact sur un autre point important: la fiabilité. Le fait que toutes les pièces sur la ligne de production soient sous contrôle, et rien ne soit laissé au hasard, nous permet de profiter d'un instrument stable, en termes d'accordage et de timbre. C'est grâce à cela qu'on peut jouer de la gaita dans d'autres cadres moins habituels jusqu'à présent.

Seivane a toujours été au centre du monde de la gaita, il a toujours apporté les conditions dont le gaiteiro a besoin. C'est la façon dont ils doivent continuer : sans oublier que la course à la perfection ne termine jamais.


Edelmiro Fernández

Ma première relation avec la gaita fut à l'age de 12 ans, à l'Ecole de Gaitas de Ribeira. À partir de l'ignorance de n'importe quel enfant qui apprend, le maître a l'obligation de faire que ses propres inquiétudes sur la Gaita soit transmises à ses élèves (accordement, sonorité, interprétation, etc.) De ce fait, peu de temps après, mon «ignorance» a changé suite à beaucoup d'heures d'un exigeant travail, jusqu'à devenir un mode de vie, autant émotionnel que professionnel.

Une fois mis au clair mes besoins de gaiteiro, j'ai décidé de commander en 1992 un chalumeau en Do en grenadille de chez Seivane (déjà à l'École de Gaita on utilisait des chalumeaux en Si Nat. Seivane) Avec lui, j'ai commencé à jouer dans mes premiers festivals et concours en tant que gaiteiro soliste.

Aujourd'hui, j'ai trois gaitas Seivane: Si B, Do et Ré, (+ chalumeau Si Nat et Do #), qui m'ont donné beaucoup de satisfactions et de succès et avec lesquelles j'ai parcouru le monde entier en emportant avec moi le son de la Galice.

Dans l'évolution de la Gaita, il y a une grande responsabilité de la famille Seivane. Tout au long de sa trajectoire en tant qu'artisans, elle a su transmettre l'essence des Anciennes Gaitas, avec la sonorité et l'accordement actuellement exigés par la diversité des groupements instrumentaux.

Je vous encourage à poursuivre votre travail de cette façon.


Pepe Ferreirós, gaiteiro de Milladoiro

J'ai connu personnellement Xosé Seivane en 1978 dans les réunions qui se tenaient à Ortigueira et qui, plus tard, ont donné lieu à la naissance de l'Association de Gaiteiros Galiciens. Là-bas, j'ai aussi connu Ricardo Portela. J'ai maintenu avec les deux des magnifiques rencontres et surtout une profonde amitié. À ce moment-là, j'ai découvert la magie et l'ensorcellement du son des gaitas qui sortaient de l'Obradoiro de Ribeira de Piquín.

Je me souviendrai toujours de ma première visite à son «sanctuaire» C'était comme un chemin initiatique, comme un pèlerinage aux origines, au début du son (non loin naît une autre des marques d'identité de notre Pays: le père Miño) Comme dans tous les pèlerinages proprement dits, après l'alimentation de l'âme, vint l'alimentation du corps et, à cette occasion, ce furent d'excellentes truites provenant des eaux cristallines des rivières de la zone, bien connues par notre ami Seivane.

Depuis et jusqu'à aujourd'hui, mes relations avec l'Obradoiro de Seivane, actuellement géré par ses fils Àlvaro et Xosé, ont été fluides et réciproques.

De leurs gaitas, je n'ai rien à en dire qu'elles ne disent par elles-mêmes avec leurs voix qu'on ne peut confondre, douces et vigoureuses en même temps. Personnellement, j'ai une faiblesse pour celle en Do brillant qui me fait évoquer les essences les plus profondes de la Terre.

Pas besoin de préciser que le nom des Seivane est déjà une référence obligée pour la musique de notre Pays.


Raúl Galego

Au début des années 70 j'avais l'habitude d'imaginer que j'étais un joueur de gaita, je rêvais des gaitas mais sans des références proches sur elles; en 1972, mon ami et voisin Roberto m'a aidé à joindre le mythique Cántigas Da Terra, le choeur vétéran de La Corogne. Ainsi, enfin, j'ai eu l'occasion de toucher, voir et même souffler ma propre haleine dans une vraie gaita. J'avais l'habitude de jouer des alboradas et d'autres tocattas avec les mythiques groupes ‘Os Cinco de Galicia' ou ‘Os Matos' mais toujours avec une gaita empruntée.

Ce fut alors qu'Adolfo Fernández Riopedre, père de Miguel, un élève de Santa Margarita, m'a parlé d'un ami qui construisait des gaitas très jolies ; il allait en commander une pour son fils. Je lui ai demandé de lui dire s'il pouvait la préparer avec une poche en peau. Peu de temps après, le gaita est arrivée. Il a fait faire la poche à partir du cuir adapté par l'artisan. Elle avait un son clair, propre comme l'eau d'une source. J'ai aimé. Et, pour un bon prix, 5.000 pesetas, j'ai commandé une gaita à quatre voix, avec deux chalumeaux accordés en Si bemol et Do, et deux tiers de bourdon adaptables ; ainsi je pourrais jouer dans les deux tonalités. Mais je lui ai fait un avertissement : “s'il la fait bien, il aura tant de travail qu'il ne réussira pas à tout faire”.

Au mois de décembre 1974 j'ai connu cet homme agréable d'une cinquantaine d'années, qui avait une petite moustache fine et portait un chapeau tyrolais. Il était enthousiaste de son travail et il m'a mis dans les mains une gaita en buis avec un singulier tournage et annelée en corne.

Dès lors, Seivane a été pour moi le sorcier de la gaita. Douze ans après, j'ai voulu ma Gaita Totale. Faite en grenadille, avec un sac en peau de chèvre et, naturellement, accordée en Si bemol. Elle a eu quatre voix et le petit bourdon avec une anche de chalumeau comme celui des gaitas traditionnelles. Ma gaita est douce et pleine de son, elle a une ligne esthétique conçue par moi, mais d'inspiration traditionnelle et avec le style personnel de Seivane. Ma gaita a voyagé et a joué dans le monde entier. Parfois elle a joué des chansons heureuses et parfois des chansons tristes. Parfois elle a accompagné le divertissement et parfois la douleur.

Aujourd'hui je montre au monde le prestige de porter sur mon épaule la prestigieuse marque de La Ribeira de Piquín. Aujourd'hui je suis très fier et resonnaissant pour cette façon d'agir, pour l'artisanat -parce que les Seivane sont des artisans- et pour l'art -parce que les Seivane sont des artistas.

Symbole de l'identité culturelle de notre peuple, la cornemuse a chez Seivane son signe d'identité.


Pedro Lamas, Nova Galega de Danza / Luvas verdes

J'ai connu Seivane à la fin des années 80, quand mes compagnons et moi, nous avons commandé notre première gaita pour le groupe "Garrulaxe" de Cecebre. Cette gaita était, pour moi, un trésor, même si je n'avais pas encore la capacité pour apprécier les qualités sonores et de construction qui définissent les instruments qui sortent de cette usine à Volteiro, très près de ma maison.

Cette proximité a fait de moi une personne privilégiée par les innombrables occasions que j'avais d'entrer et sortir de ce lieu admirable, tout en étant témoin, tout au long de toutes ces années, de son évolution et de celle des instruments y construits.

Entrer dans l'atelier de Seivane c'est comme ouvrir une fenêtre qui regarde le passé, le présent et le futur de notre instrument. Beaucoup de photographies, chalumeaux, pièces en restauration et gaitas nouvelles et vieilles coexistent dans ce temple pour tout investigateur avec souci d'étudier le développement historique de notre gaita. J'y ai rencontré beaucoup de personnes qui sont en rapport avec notre culture et qui demandent le professionnalisme de ces artistes.

Au passer de ces années il a démontré, à mon avis, deux prémisses fondamentales de l'atelier: le grand soin et la précision avec laquelle sont construites toutes les parties de la gaita, et la préoccupation permanente pour obtenir la plus grande qualité sonore. Ce point vient répondre à l'inquiétude de ces artisans dans la recherche de nouvelles solutions techniques et constructives au service des nouvelles générations: si quelque chose définit l'Obradoiro de Gaitas Seivane c'est sa capacité pour s'occuper des préoccupations de tous ceux qui aiment la gaita, en atteignant de nouvelles améliorations montrées tout au long de toutes ces années et dont nous jouissons aujourd'hui.

L'obstination de l'atelier pour préserver toute la richesse sonore de la gaita, avec une attention spéciale à la synergie qui résulte de la conjonction de chacun des éléments sonores qui la conforment, font du travail de la famille Seivane une des contributions les plus honnêtes au monde de la gaita galicienne. Au nom de tous les amants de la musique traditionnelle et au mien propre: merci de transmettre votre art et votre humanité à notre instrument.


Xosé Luis Miguélez

Quand vous êtes consacrés professionnellement à la gaita galicienne, comme professeur ou comme artiste, vous appréciez quelques importants et particuliers détails que l'atelier de Seivane possède et qui le transforment dans un lieu très spéciale.

Comme professeur de cet instrument que je suis, j'ai besoin de travailler avec les meilleures matières possibles dans le plus court délai. L'Obradoiro de Gaitas Seivane mise sur les nouvelles technologies parce que cela vous permet d'obtenir un instrument d'une grande qualité dans très peu de temps. Tout cela, bien sûr, sans perdre le finissage fait - main auquel leur marque a contribué pendant des décennies.

Comme artiste que je suis, j'ai utilisé leur gaitas pendant plus de vingt ans, et ce que j'admire le plus est leur souplesse quant au fait d'envisager des situations musicales différentes. Dans mon dernier enregistrement en direct intitulé "Esperanza", j'ai joué d'un de leurs instruments avec la chanson pour Gaita et Piano "Luz do Atlántico" composée par Ernesto Campos. Cette partition mène la gaita jusqu'à ses propres limites quant à l'accord et la technique, mais le résultat sonore était vraiment bon.

Ceci dit, comme professeur et artiste, je suis censé de recommander les instruments de l'Obradoiro de Gaitas Seivane parce qu'ils valent plus qu'ils ne coûtent.

Xosé Luís Miguélez - www.xlmiguelez.com
Artiste et professeur de Gaita Galicienne au "Conservatorio de música de Vigo"
Octobre, 2007


Paulo Nogueira, gaiteiro de Treixadura

A Parfois quand je me mets à penser ce que serait devenue ma vie si je ne jouais pas de la gaita, si je n'avais eu aucune relation avec la musique traditionnelle… Parfois, cela parait incroyable qu'une petite décision comme celle de prendre ou non des cours gratuits de gaita puisse conditionner le reste de ton existence. Dans mon cas, je pense que ce fut ainsi, en vue de ce que le futur m'a offert dans ma vie professionnelle, ce fut et sera toujours en relation avec cette décision prise à 9 ans. "Je voudrais apprendre à jouer de la gaita".

Évidemment, il doit passer un temps entre le moment où tu commences jusqu'à ce que tu obtiennes un minimum de maturité qui te permette de savoir réellement ce que tu cherches et ce que tu veux faire dans la vie. À l'âge de 16 ans, j'ai entendu sonner un chalumeau flambant neuf des Faíscas de Solobeira (Chilro et Xocas) et j'ai décidé que je devais obtenir un chalumeau comme celui-là (mon budget ne me permettait pas alors de m'acheter une gaita complète): avec sonorité, avec lustre, mielleuse et envoûtante et qui s'accordait!!! Tout ceci je le pense maintenant, à cette époque je suis resté tout simplement "accroché à eux". Après un temps, je me suis acheté une gaita complète. Des lors, j'ai toujours joué avec des gaitas de Seivane.

Après ce chalumeau en Do, un autre en Ré est arrivé, puis un en Si bémol, un en Ré au doigté "fermé" et, finalement, un en La naturel. Ces derniers temps, j'ai des vues sur une gaita en Fa grave dont je suis… amoureux.

À Treixadura, en plus du style et du son que chacun d'entre nous peut apporter au groupe, je suis convaincu de ce qu'un pourcentage important du son qui nous définit et nous caractérise, est de la "responsabilité" de l'Obradoiro de Gaitas Seivane. Bien entendu, nous nous en sentons orgueilleux.

Certainement, je ne pourrais pas comprendre ma vie sans gaita et je ne comprendrais pas la gaita sans Seivane. Je sais que ce que je dis est quelque chose de subjectif et conditionné à mes goûts et préférences personnelles, mais plus objectivement, je réaffirme ce que j'ai dit. N'importe quelle personne qui connaisse un peu l'histoire la plus récente de la gaita et de notre musique traditionnelle doit reconnaître le travail de la famille Seivane de part sa conservation, diffusion, défense et son adaptation aux temps nouveaux.

Pour tout cela, Seivane(s): Merci, merci beaucoup!!


Enrique Otero Covelo

En tant que gaiteiro et auteur, je remercie de tout coeur l'Obradoiro Seivane, pour le travail développé à la construction de gaitas ou cornemuses.

Ceux qui se sentent gaiteiros lui demandent de continuer à construire ses gaitas, avec lesquelles on puisse exécuter une gamme musicale par demi-tons chromatiques en toute clarté, avec cette sonorité, perfection et accordement.

Mon admiration pour cet Obradoiro.

Poème de gaiteiro:

«Quand la gaita sonnait elle était gaiteiro.
Quand le gaiteiro jouait,
C'était la gaita qui chantait
Et qui pleurait»


Xoán Carlos Rilo Fraga, Gaiteiro professeur de l'AGADIC.

Je me souviens des vacances de l'année 84 quand, avec mon père, je me suis rendu à l'atelier que D. Xosé Seivane avait à Ribeira de Piquín. C'est là que, pour la première fois, j'ai vu des gaitas sculptées et incrustées d'ivoire… une nouveauté qui m'a agréablement surpris. Plein d'émotion, je n'ai pas pu m'empêcher de les toucher et de commander les deux premières gaitas en Do, en bois de granadillo. Sentir sa douceur et son éclat, fut une belle expérience et par la suite, un réel succès quand nous nous produisions dans les centres galiciens d'Euzkadi que, vivant dans ces régions, nous fréquentions beaucoup.

Nombreux furent les étudiants de Bilbao, Llodio, Pamplona… et plus tard en Galice, Oza-Cesuras, Curtis… qui n'ont pas hésité à acheter des gaitas élaborées dans l'Obradoiro Seivane, sans jamais avoir à formuler une plainte. Sans aucun doute, parler d'une gaita faite par eux est synonyme de raffinement et de garantie. Avec une bonne logique, les gaiteiros identifient le nom Seivane avec le sceau et le nom de la gaita.

Professionnellement, je considère comme un privilège que la gaita soit mon outil de travail. Si l'on ajoute que toutes les gaitas que j'utilise (Fa grave, Sol, Sib, Do, Ré et Fa aigu) ont été faites par l'Obradoiro Seivane, j'acquiers la dose de tranquillité, de fiabilité, de stabilité et de versatilité nécessaires pour jouer avec n'importe quelle formation et instrument

Heureusement, actuellement nous avons de grands interprètes qui connaissent et maîtrisent parfaitement la technique de la gaita, mais n'enlevons pas le mérite à ces magnifiques artisans qui travaillent chaque jour pour tenter d'améliorer et de dignifier notre instrument phare, pour le transformer en instrument haut de gamme.

Félicitations à la famille Seivane et personnellement, merci pour l'hospitalité et la gentillesse avec laquelle ils m’ont toujours traité. Longue vie!


Agustín Sánchez Iglesias

Il n'y a aucun doute, l'une des principales raisons pour donner ma préférence aux gaitas de l'Obradoiro Seivane est la qualité distinctive du son. Depuis toujours leur sonorité bien centrée a attiré mon attention, et surtout son équilibre avec le reste des tubes sonores qui composent cet instrument, caractéristique qui, de mon point de vue, est l'une des plus difficiles à atteindre.

Mais parler des gaitas Seivane ce n'est pas seulement parler de sonorité, mais également de fiabilité, de qualité de bois, de garantie, et aussi d'innovation. Nombreux sont les apports de cette famille d'artisans à notre gaita, aboutissement de leurs recherches pour l'amélioration d'un instrument qui nous éloigne à grands pas du mythe populaire quant-à la méfiance et aux limitations de cet instrument en ce qui concerne la stabilité tonale. Certaines de ses grandes réussites, comme le Seipal ou le Seitor, ont une valeur importante en terme de stabilité dans les accords, facilité d'usage et de correction, chose qui, il n'y a pas très longtemps, semblait encore un rêve pour les gaiteiros.

Ces grandes avances, ainsi que beaucoup de détails, font que je suis confiant et sûr de moi avec un instrument qui couvre largement mes attentes en tant que instrumentiste, ainsi que celles de beaucoup d'autres gaiteiros de la nouvelle génération. Pour moi, le confort et fiabilité, sont deux qualités indispensables dans un instrument que je considère comme une prolongation de moi même; instrument sans lequel ,je ne pourrais, en aucun cas, exprimer ce que je ressents avec la musique.

Merci aux Seivane pour votre attention et pour l'amour et le dévouement à ce grand instrument.


Xosé Manuel Sánchez Rei

Faire un instrument de musique à partir d'un morceau de bois n'est pas chose aisée: le sélectionner, le sécher, le préparer, le peaufiner, le percer, etc… constituent des tâches d'élaboration qui façonnent tout le processus constructif pour aboutir à la conception de différents modèles. Mais faire du bois (dans ce cas, le buis, le grenadilla, le cocobolo ou le palissandre), l'âme musicale d'un pays est une œuvre ardue que peu d'artisans parviennent à réaliser. L'Obradoiro de Gaitas Seivane qui débuta dans A Terra Chá de Lugo en 1939 avec le patriarche Xosé Seivane poursuit aujourd'hui son activité à Cambre, près de La Corogne, grâce à ses fils Álvaro et Xosé Manuel. Ils sont parvenus à réaliser cet objectif: unir le son de chaque gaita galicienne et l'âme musicale de la Galice.

Nombreuses sont les caractéristiques des gaitas élaborées par la firme Seivane qui, à mes yeux, contribuent à les singulariser: Tout d'abord, l'harmonie parfaite de la gamme naturelle des gaitas anciennes avec le mode tempéré moderne permet d'en jouer dans différents types de formations sans perdre sa singulière sonorité traditionnelle. Secundo, chaque gaita Seivane a un timbre qui le distingue très nettement de celui des autres constructeurs. Tertio, la possibilité de jouer avec différentes techniques représente un fantastique atout qui permet de changer de digitation de façon occasionnelle ou habituelle, ce que ne permettent généralement pas d'autres gaitas. Quarto, la forme adaptée de la poche, d'inspiration traditionnelle, qui permet de jouer confortablement tout en évitant la si commune et disgracieuse posture du port de tête vers la gauche et, d'autre part, de mal tenir la réserve d'air. Ensuite, le tournage et les finitions raffinées du bois, ainsi que l'ensemble des délicats ornements finement œuvrés, en font une pièce ornementale remarquable. De plus, la ligne et le timbre de chaque instrument sont personnalisés au goût des musiciens, ce qui implique l'adaptation de la gaita à chaque personne pour jouer avec plus de confort et la flexibilité qui permet de renforcer la dureté du chalumeau pour augmenter la puissance sonore, sans pour autant renoncer à une harmonie d'ensemble. Enfin la dernière caractéristique, mais non des moindres: le caractère profondément galicien de l'instrument qui, sans renoncer à une constante recherche et quête d'amélioration, sert à identifier ses gaitas, tant sur le plan esthétique que sur le plan acoustique et sonore.

En définitive, un instrument élaboré dans l'Obradoiro Seivane nous ramène à l'essence ancestrale de la musique galicienne en nous transportant dans les temps lointains à travers la modernité du XXIème siècle, pour nous transformer en témoins actifs, intégrés dans le paysage et le peuple galicien, non seulement entre amis ou dans une réunion familiale, mais aussi sur les scènes et dans les salles les plus importantes du monde.


Alberte Sanmartín Montaña

Sans aucun doute, parler d'une gaita Seivane c'est parler d'un instrument de haute technologie. Sa fiabilité et stabilité dans l'affinage, sa douce tonalité, sa compensation et son chromatisme, lui permettent de s'accorder facilement avec d'autres gaitas et d'autres instruments de différentes familles et de réagir rapidement à de brusques changements météorologiques.

Si en outre, nous lui ajoutons un traitement personnalisé exquis, une enorme empathie avec le musicien, une tradition de décennies dans le domaine artisanal et un pari ferme pour l'innovation et le futur… Que demander de plus ? Seivane est une garantie pour la vie.

Je suis de Seivane!

Très cordiales salutations!


Susana Seivane

Naître au sein de la famille Seivane, cela implique forcément que tu vas avoir un contact avec la gaita de la manière que ce soit. Depuis toute petite, ils ont su très bien me transmettre toute une philosophie de vie, l'amour de nos instruments, la passion de notre culture et tradition.

En réalité, je suis très fière d'eux, du grand travail qu'ils ont fait depuis que mon grand-père a ouvert son premier Obradoiro de gaitas en 1939.

Nous passions tous les étés à Ribeira de Piquin, au Chao de Pousadoiro. Mon cousin Jorge et moi, on jouait dans tout le village et ainsi on a commencé à gagner notre argent de poche et à recevoir des friandises.

Je me souviens que O Chao a toujours été un lieu de pèlerinage pour beaucoup de gaiteiros et gaiteiras qui venaient chercher leurs gaitas. C'était toute une aventure d'arriver jusque là-bas par cette route dans laquelle se déroule un morceau du parcours du Rallye de San Froilan. Je me suis toujours sentie privilégiée d'avoir une source d'apprentissage à la maison. Là-bas, de grands gaiteiros et amis de la famille apparaissaient, comme Ricardo Portela, Moxenas, Milladoiro, etc., avec lesquels j'ai un contact depuis toute petite. J'ai eu la chance de pouvoir jouer avec eux et me laisser influencer par leurs manières de comprendre notre tradition. Aujourd'hui, il est clair que je pense que ce sont les meilleurs constructeur de gaitas. Je ne dis pas ça parce que c'est ma famille, mais parce que depuis toute petite, j'ai entendu dire que leur objectif était d'amener notre instrument au plus haut et avec beaucoup d'effort et plusieurs années d'investigation, ils ont réussi.


Pepe Temprano

C'étaient les années 70, quand celui qui écrit ces lignes, Pepe Temprano, gaiteiro, avec le gaiteiro José Cardelle, nous nous disposions à localiser un constructeur de gaitas appelé M. José Seivane, qui avait un petit atelier à Ribeira de Piquin, province de Lugo, dans lequel il faisait des gaitas. En arrivant à Meira, on demanda où l'on pouvait le trouver. Je me rappelle parfaitement de cet homme qui très prudemment nous a dit: "Allez lentement, qu'on ne doive pas vous ramasser à la petite cuillère", nous sommes restés surpris d'entendre ces mots. Mais plus tard on a compris ce qu'il voulait dire, c'était parce que la route est bordée de précipices. Un lieu merveilleux!!!

En arrivant à l'atelier, on a trouvé M. José Seivane. Au moment où je l'ai connu, il construisait une vielle à roue, pour son usage personnel, avec sa maîtrise et son humilité caractéristiques.

Les gaitas construites par cet homme ont un son du pays, authentique! Et une douceur seulement comparable à l'amour. Plus jamais de fausse note! Terminés les problèmes d'accordements, grâce à cette maîtrise dont je vous parlais.

La Galice avait grand besoin de constructeur de sa catégorie parce que les gaitas de M. José parlent d'elles-mêmes.

Cette habilité, démontrée tout au long de ces années, continue dans l'actualité à travers les mains aussi notables de ses fils, Álvaro et José, qui poursuivent ce grand labeur. Ils ont déplacé toute la famille de ce petit atelier de Lugo jusqu'à la localité de Cambre, où ils se sont installés, il y a déjà quelques années et où ils ont un grand atelier bien connu par tous.

Du point de vue d'un gaiteiro, je ne peux ne pas mentionner sa petite-fille, Susana Seivane. Elle a mené au-delà des murs de l'atelier familial le son de la gaita. C'est une grande gaiteira, connue à niveau international. C'est pourquoi cette grande famille donne corps et âme au "son" de la Galice qui est la gaita.

Les Seivane font déjà partie de l'histoire de la Galice comme le firent en Italie les Stradivarius et les Amati ou les Laurent en France, etc.

Je leur souhaite le meilleur, de la part d'un grand ami.


Xesús Vaamonde Manteiga

Je me rappelle encore de ce jour de 1982. On venait de recevoir deux gaitas d'un tel "Seivane", que l'on disait être les meilleures à ce moment-là. Je m'en souviens comme si je les avais encore devant moi: buis (ce buis que l'on trouvait en ce temps là) annelées en maillechort chromé et revêtues d'une housse bleue et blanche. Le sac était en gomme, il faut tenir compte que nous parlons de 1982.

Tant de choses ont changé dans le monde de la gaita depuis cette époque et je pense que la majorité de ces changements l'ont bénéficié! Au cours de 1989, j'ai d'abord connu Álvaro et ensuite, avec le temps, j'ai connu Xosé, le patriarche et Xosé, le frère. De cette amitié, de grandes choses ont surgi. Chaque fois que j'allais à l'atelier, ils me montraient un chalumeau qui avait telle ou telle chose, un sac différent, on parlait de matériels, d'esthétique…

Je pense que pour ceci et pour bien d'autres choses, la famille Seivane est sur la pointe de l'iceberg des artisans de gaitas en Galice. Parce qu'ils savent écouter et demandent et remercient n'importe quelle opinion ou suggestion qu'on puisse leur faire. D'ailleurs, ils continuent à le faire après tant d'années élaborant l'une des meilleures gaitas galiciennes que l'on puisse faire en Galice.


Xaquín Xesteira Losada, gaiteiro de Treixadura

Un gaiteiro, musicien et artiste, il cherche toujours avec son inséparable alliée, la gaita, à bouger, à émouvoir, à provoquer différentes sensations à l'intérieur de chaque personne.

Quand j'étais enfant, je m'émouvais avec les sons que je percevais au loin. Dans le silence du matin des jours de fête, des sons pénétraient dans mon coeur et dans mes pensées, des sons de pierre, de bois et de roseaux, sons qui remplissaient d'émotions timbriques les rues de mon village ce matin-là, des sons qui devenaient des émotions. Ils calaient d'une manière grandiose l'ambiance de mon fort intérieur et surtout cette harmonie timbrique et mélodique, personnifiée à cet instant par des artistes gaiteiros qui arrivaient d'une contrée de Villagarcía, se faisant appeler "Os Campaneiros".
Durant les nombreuses expériences musicales vécues, durant l'enfance et l'adolescen
ce, ma préoccupation a toujours été d'essayer de revivre ces émotions qui sont gravées dans mon fort intérieur. Mais je n'y arrivais pas. Il manquait quelque chose.

La gaita est un instrument qui arrive directement au coeur et elle y arrive grâce à trois indiscutables caractéristiques qu'elle possède: l'accordement, la sonorité et le timbre.

Les diverses gaitas de différents artisans, que je connaissais et j'utilisais au fil des années, réunissaient, presque toutes, deux des trois caractéristiques essentielles de la gaita que je considère nécessaires.

Il manquait la troisième: le timbre, cet élément qui convertit le son en sensation. Ce timbre qui transforme la gaita en un instrument magique, qui te transporte. Quand, en jouant dans la rue pavée, tu t'émeus de telle façon que ton coeur commence à battre la chamade, tu fermes les yeux et tu revis cette même sensation, cette sensation timbrique qui étant enfant te remplissait de joie.

La famille Seivane a su unir ces trois grandes qualités de la gaita avec une maîtrise insurmontable, étant les responsables, en bonne partie, du son des groupes dont je suis membre.

Sur le chemin de ma vie en tant que gaiteiro, il y a eu un moment crucial: quand j'ai connu la qualité timbrique des chalumeaux construits à ce moment là par Xosé Seivane à Ribeira de Piquín.

Des gaitas qui, par leur qualité timbrique, me rappellent celles que j'écoutais pendant mon enfance, cette qualité timbrique qui réussit d'une façon grandiose à émouvoir et en même temps, à provoquer que les sensations gardées à l'intérieur de soi alimentent l'âme et ainsi se reflètent sur le visage.
Obradoiro de Gaitas Seivane
Volteiro, 1-B - 15650 CAMBRE - A Coruña, Galice, Espagne
Tel: (+34) 981 676 656 - Email: obradoiro@seivane.es